On change de lunettes 👓

LE REGARD | Newsletter on.suzane « Une vision fĂ©ministe de la sociĂ©tĂ© au croisement de l'intime et du politique » Semaine du 28 aoĂ»t | Édition #01

Sommaire :

  1. On change de regard

  2. On a un KDO pour vous <3

  3. 🔎 La notion : the smurfette principle

  4. đŸŽ„ Dans les coulisses : la maison du bonheur avec o.s.m.o.s.e

  5. 📚 On a lu pour vous La montagne entre nous

  6. 📆 À venir : projection de Mon Capital avec La fondation des femmes

On change de regard 👀

Cette rentrĂ©e rime avec renouveau ! Notre militantisme et notre engagement fĂ©ministe intersectionnel n’est plus un secret pour vous (👉 👈), alors on se lance le dĂ©fis de faire un plus grand pas !

On s’empare d’une nouvelle mission : rĂ©volutionner les reprĂ©sentations au croisement de l'intime et du politique. Avec vous, on s’engage Ă  changer les imaginaires collectifs, Ă  crĂ©er du lien entre la culture et l’engagement, et vulgariser (si ce n’est rĂ©pandre) les savoirs fĂ©ministes.

ConcrÚtement, ça change quoi ? (me diriez-vous).

  • Plus de dĂ©cryptages culturels et de recommandations qui nourrissent nos rĂ©flexion

  • Plus de liens entre vos sĂ©ries, vos films, vos docus prĂ©fĂ©rĂ©s, et nos luttes sociales

  • Plus d'outils pour comprendre les reprĂ©sentations qui nous entourent

Pourquoi Le Regard ? Parce qu’avec vous, on change la vision collective.

Tu t’engages avec nous ? â˜ș

UN KDO POUR TOI :On sait que pour de nombreuses personnes, nos documentaires ne sont difficilement accessibles. Mais alors avec les coĂ»ts liĂ©s Ă  la rentrĂ©e scolaire
 C’est pourquoi notre documentaire Mon Capital sera en accĂšs libre du 28 aoĂ»t au 4 septembre ! N’attendez plus pour le voir 🍿

🔎 La notion : the smurfette principle

Aujourd’hui, on t’explique un concept socioculturel (qui fait toujours un super effet au jeu des catĂ©gories).

Le principe de la Schtroumpfette (ou Smurfette Principle en anglais), a Ă©tĂ© thĂ©orisĂ© par Katha Pollitt en 1991 dans le New York Times.

En gros, c’est quand, dans une oeuvre de fiction, il n’y a qu’une femme dans un groupe essentiellement masculin. Une femme souvent dĂ©finie uniquement par sa fĂ©minitĂ©, sans personnalitĂ© propre dĂ©veloppĂ©e.

Je peux te citer des rĂ©f plus ou moins anciennes comme Les Schtroumpfs (Ă©videmment, lĂ  c’est carrĂ©ment un village de gueux qui tournent autour d’une meuf), Les tortues Ninja, la daronne chat des Aristochats (tu as vu une autre chatounette Ă  leur soirĂ©e Jazz ?), CarsRobin des bois
 On peut encore citer Avengers ou The Big Bang Theroy (pooooor Penny
), Ocean’s ElevenFast & FuriousThe hangover (lĂ , je ne me rappelle mĂȘme pas d’un perso fĂ©minin).

Je vous glisse ces extraits de la tribune pour constater qu’en 34 ans, ses mots rĂ©sonnent encore :

D’autres problĂ©matiques :

  • Cela limite la reprĂ©sentation fĂ©minine Ă  un seul archĂ©type, souvent tournĂ© vers l'apparence, la douceur ou la sexualitĂ©.

  • Cela empĂȘche de reprĂ©senter la diversitĂ© des femmes comme on le fait souvent pour les hommes.

  • Ce personnage fĂ©minin unique devient souvent une "exception", comme si une femme devait suffire Ă  "reprĂ©senter toutes les femmes".

VoilĂ  une bonne raison pour soutenir les productions qui reprĂ©sentent et mettent en avant toutes nos histoires (comme nous par exemple huhuhu) đŸ«¶

đŸ«¶ Dans les coulisses : la maison du bonheur avec o.s.m.o.s.e

J’ai retrouvĂ© dans mon tĂ©lĂ©phone cet audio de JudicaĂ«lle Perrot, qui est actuellement en plein tournage et en plein montage (oui, on peut faire les deux Ă  la fois) de Ă€ l’avant-post, sa future sĂ©rie documentaire.

Elle rentrait d’un tournage avec o.s.m.o.s.e. L’aventure du documentaire c’est parfois se glisser un univers magique et parallĂšle !

📚 On a lu pour vous La montagne entre nous

J’ai lu une magnifique bande-dessinĂ©e, qui donne la place Ă  celleux qui n’en ont pas ! Marcel Shorjian (scĂ©nariste) et Jeanne Sterkers (dessinatrice) m’ont fait prendre un grand bol d’air frais avec La Montagne entre nouspubliĂ©e aux Ă©ditions Sarbacane. Et ça fait un bien fou.

C’est l’histoire de Marcia, qui revient dans son village natal aprĂšs 40 ans d’absence. Elle revoit Florence, qui devait partir avec elle, mais qui est restĂ©e.

L’univers : Les paysages, les dĂ©tails et la palette de couleurs m’ont vraiment fait l’effet de plonger dans mes propres souvenirs d’enfance Ă  la montagne. On relĂšve aussi la fragilitĂ© des traits qui rĂ©sonnent magnifiquement bien avec la tension, les non-dits, les regrets.

Une fiction complĂšte : On y revit une adolescence en quĂȘte de libertĂ©, cherchant Ă  s’affranchir des regards inquisiteurs du village, tout en suivant les retrouvailles nuancĂ©es et parfois heurtĂ©es de ces deux femmes. Avec finesse, l’autrice y tisse la mĂ©moire et les traumatismes transgĂ©nĂ©rationnels, qui rĂ©sonneront profondĂ©ment dans de nombreuses familles.

Mais lĂ  oĂč ça nous touche vraiment chez on.suzane, c’est l’importance des reprĂ©sentations. Il est tellement rare de voir des femmes moins jeunes dans la culture, sans en faire des marĂątres, des girlboss froides et abusives ou des belles-mĂšres intrusives. C’est une bouffĂ©e d’oxygĂšne de lire des femmes d’une cinquantaine d’annĂ©es, de les voir se chercher, se dĂ©sirer, se questionner, se repentir. Un bonheur qu’elles soient leur propre centre d’un rĂ©cit. Et y ajouter une pincĂ©e de militantisme lgbtqia+ et de ruralitĂ© ?

Me voilà comblée.

Si vous avez d’autres reco, qui mettent en avant des femmes plus ĂągĂ©es, issues de minoritĂ©s, ou tout simplement engagĂ©es, partagez-les !

À venir : projection de Mon Capital

Le 15 septembre prochain, on projette Mon Capital, le documentaire sur les inĂ©galitĂ©s Ă©conomiques dans le couple hĂ©tĂ©rosexuel.

Pour ce faire, La fondation des femmes nous ouvrent leurs portes de La CitĂ© Audacieuse, Ă  Paris, le 15 septembre prochain Ă  partir de 18h30.

La planning de la soirée : de 18h30 - 21h

  • 18h30 - entrĂ©e Ă  la CitĂ© Audacieuse

  • 18h50 - prĂ©sentation du film

  • 19h - Lancement du film

  • 20h22 - 21h - Ă©changes avec la rĂ©alisatrice

À trĂšs trĂšs vite dans 
 j’ai un truc qui rime en tĂȘte mais c’est degueu. đŸ”„

LĂ©lĂ© d’on.suz !

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